Vendredi 24 décembre 2010 5 24 /12 /Déc /2010 12:32

strada bianca

 

 

Strada Bianca

 

 

 

 

 

 

 

 

NUOVO PIGNONE 

  

 

 

 

                  Nuovo Pignone

 

 

 

 

 

 

 

GAMIN en l'AUTO

 

 

 

 

 

 Gamin en l'AUTO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ARRIVEE SUR RADDA

 

 

 

 

 

                    Arrivée sur RADAA

 

 

 

 

 

 

     

indexation

 

 

  Indexation                        

 

 

 

 

 

 

 

                                    

  

DEPART

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                              DEPART

ARRIVEE 

 

 

 

 

   

 ARRIVEE 

 

  voiture suiveuse d'époque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  VOITURE SUIVEUSE D'EPOQUE

  

  

la boutique de chini  

 

 

 

   

 

 

 

  La boutique de Chini

 

 

 

 

 

 

LE-CHEMINEAU.JPG 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le Chemineau

   

 

 

ravito de radda

 

 

 

 

  Le ravito de RADDA

 

 

 

 

 

 

 

   

broglio.jpg

 

 

 

 

BROGLIO

 

 

 

 

 

 

   

diethetique EROIC

 

 

 

 

 

Diéthétique EROIC

 

 

 

 

 

 

 

Par Christian Tosi
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 21:30

 

A la fin du récit de l’an passé, je me posais la question de notre retour en TOSCANE cette année. Vous avez la réponse. Avec nos épouses JEAN CLAUDE et moi nous sommes engagés en janvier pour l’édition 2010 de l’EROICA, bien décidés à mériter le titre d’ « EROICS » décerné aux participants qui bouclent le 205 kms . Petite déception, si les vélos n’ont pas de limite d’âge, il n’en est pas de même pour les hommes et malheureusement JEAN CLAUDE n’avait pas le droit de s’inscrire sur le 205 Kms.

Alors nous voilà résignés à retourner sur le 135 kms. Comme l’an passé, préparation des vélos bien avant l’épreuve. Changement d’esprit par rapport à l’an dernier ou le tout campa nous avait accompagnés, cette année la fibre nationale domine et nous avons décidé de montrer les marques françaises. JEAN CLAUDE, ayant déniché un COUPRY 1960 tout REYNOLDS 531 avec des superbes raccords, en matériel français plateau STRONLIGHT, dérailleur SIMPLEX, freins MAFAC moyeux MAXICAR jantes SUPER CHAMPION, selle BROOKS, et pour moi l’HIRONDELLE MANUFRANCE 1969 aperçu déjà sur le blog également en tout français. Sauf que cette année, nous avons tiré profit de notre expérience 2009. Développements adaptés et boyaux de cyclo - cross. Pour les plateaux, le matériel français permet  le montage de 38 dents que n’accepte pas le CAMPA de l’époque. Pour les boyaux pas facile car le marché est petit et sur le haut de gamme assez cher et trop récent, JEAN CLAUDE trouve sa vie chez son vieux complice (un marchand de cycles retraité d’un village proche de Marseille). En fouillant sur internet, j’ai déniché par un ancien coursier de l’ACBB une paire de fameux boyaux « tchèques » que l’on appelait  ainsi car la marque (AVONITSPORT) était invisible (et difficile à prononcer), seul apparaissait clairement CROSS SPORT 500 BUTYL. Ces boyaux étaient plus vendus aux bords des routes que dans les cycles. Par contre, cela devait faire un moment qu’ils séchaient replier sur eux mêmes, car pour les monter ……bonjour j’ai fait exploser une jante de séchage, et même après quelques jours de gonflage sur jante, épreuve de force au collage. Ensuite essai sur route avec gros sauts démontage et remontage et toujours sauts. Tant pis sur le bitume ça secoue ,sur la terre cela passe. On reste comme ca, c’est aussi cela le charme du matériel ancien. La perfection est une notion relativement moderne et marketing. Pour les tenues JEAN CLAUDE avait un maillot PAYAN de l’Excelsior de Marseille et moi j’ai ressorti le maillot SONOLOR de mon club du C.C.COURNEUVIEN cher au président MORON. Que du français pour bien nous faire identifier dans cette marée de confection laine et coton italienne .

Nous nous sommes très sérieusement préparés en alignant les sorties longues. Malheureusement ma prothèse de hanche s’est luxée une demie heure avant le départ des BOSSES DU 13 (voir article MON HERO DES BOSSES). Séjour aux urgences pas prévu dans la préparation, (JEAN CLAUDE en souci avec sa maman ) nous sommes donc partis dans des conditions moyennes en TOSCANE. Ceci nous amenant pendant le voyage à réfléchir sur la distance que nous allions choisir. En approfondissant notre réflexion, nous avions constaté l’an passé qu’en partant à 5H30 nous étions seuls, sauf aux ravitaillements et que pendant la randonnée nous n’avions pas roulé souvent accompagnés. Il nous restait une petite frustration de ce manque de foule, même si  nous avions bien senti l’ambiance et l’esprit. Bien évidemment comme dans toutes les cyclos, la grande majorité des participants se tournent vers les petites randonnées.

 

 

 

Amicalement et prudemment  encouragés par nos épouses, on s’orienta vers le 75 kms qui devait être plus fréquenté que les longues distances. De plus, le circuit montant au nord de GAIOLE vers RADDA nous permettra de découvrir d’autres paysages.

Nous ne nous sommes pas trompés en arrivant sur le coup de 8h15 sur la Piazza RICSOLI, la foule des grands jours nous attend avec un peloton qui s’étire jusqu'à la charcuterie CHINI, un dingue de vélo et de BARTALI où dans la boutique pendent entre les jambons et les saucissons, les maillots historiques de sa carrière cycliste (photos). Un personnage folklorique qui suit tous les ans la course dans la FIAT avec, sur la galerie, le fut en osier de CHIANTI, le jambon et la sono d’époque (photo)

 

Des vélos, des maillots d’époque à profusion sur les 500 de la première vague, avec lesquels nous attendions le départ. Il y avait au moins 400 maillots différents, tous d’époque. A se demander combien de clubs de vélo existent en Italie? C’est inépuisable et dans les 100 qui restent, des groupes de 10 /15 qui portent  tous fièrement  l’ancien maillot de leur club. Bien que commencent à arriver des fades copies de l’époque MERCKX FAEMA avec des vélos vintage neufs (un petit groupe Belge), de très belles créations laines pour des clubs de vélos anciens italiens, grande classe et très beaux vélos vraiment d’époque parfaitement restaurés.

 

Impressionnante foule émouvante et colorée, du verbe haut, des invectives, des rires du « chambrage » (même si on ne parle pas la langue, on comprend bien que cela blague) Formidable salon du cycle historique vivant, avec accessoires. Je ne sais pas s’il y a un rapport direct avec les problèmes récurrents de ramassage d’ordures en Italie, mais ces gens là ne jettent rien, depuis des générations. A moins que le culte de la bicyclette transforme en sacrilège la destruction du mythique objet. Je penche un peu pour ce motif car pour réunir 3400 participants un même jour en un même lieu, avec cette gigantesque collection, il faut être dans un pays ou le cyclisme est plus qu’un sport ….c’est une religion.

 

Quelle qualité de mémoire et de culture vélo pour tout ce peuple de tifosi. Je ressens la même impression qu’à la FAUSTO COPPI: ils sont là pour rendre hommage aux héros de leur sport en communion et se moquent totalement de la performance, l’humilité trône devant les géants de la route, l’amateur reprend sa place aux pieds des statues, les mythes l’emportent sur l’égoïsme de son petit résultat. Comment peut- on arriver à faire abandonner « la Bella figura » légendaire des transalpins, les rois réputés de la frime, pour les retrouver, tous pour ce jour là, avec des maillots râpés, pendant sur les fesses, des cuissards en accordéons, perchés sur des vieux clous à l’émaillage irrégulier et aux chromes fatigués de rouille.

C’est le miracle de l’EROICA. Honneur et gloire aux anciens sans  trop de nostalgie. 

Connaissant la mentalité de nos cyclosportifs, pour la plupart vocation tardive, au point de confondre la mode vintage et la légende du cycle. Ce n’est pas gagné de retrouver ce désintéressement du résultat au profit de l’esprit chez nous.

 

Alors nous voulions du monde et bien nous en avions. JEAN CLAUDE en expert tournait la tête dans tous les sens comme un gyrophare de voiture ouvreuse pour découvrir des merveilles d’innovation et de recherche voir de bricolage, dans les années « post marketing » où un petit artisan avec une plaque arrondie percée de quatre trous le long de la manette de dérailleur préfigurait de l’indexation. (Photo)

Comme dans toutes les manifestations sportives, il y avait ceux qui cherchaient la caméra ou l’appareil photo en se présentant avec quelques aménagements comiques comme des bouteilles de CHIANTI fixées de chaque coté d’un casque ou le saucisson et le jambon accrochés dans le dos. Il faut préciser que sur le 34 kms tous les types de vélos avant 87 sont autorisés, ce qui nous a fait croiser un gars en vélo de facteur avec un hibou grand duc magnifique sur le guidon.

Le speaker annonce le départ donné, je crois bien par FRANCESCO MOSER, et nous voilà partis pour notre périple 2010 avec des conditions météo limite : pluie mais encore sec pour le moment.

A force de naviguer sur internet pour échanger du matériel, JEAN CLAUDE s’est fait copain avec un autre JEAN CLAUDE originaire de CLERMONT FERRANT et fondu d’historique au point de se laisser pousser la moustache d’époque ,accompagné par sa femme CATHERINE habillée  en costume CHARLESTON  (photo )et de faire le 75 sur un LE CHEMINEAU de 1929 (comme quoi il y en a qui bosse encore après 50 ans)(pour en savoir plus, allez sur le site TONTON VELO) ,un truc de malade . Donc nous faisons route commune avec l’auvergnat et nos épouses NICOLE et JEANINE  nous suivent en voiture pilotée par CATHERINE.

Les premiers tronçons sont identiques au 135 de l’an passé, passage au château de BROGLIO avec encore les feux des bougies allumées dans la montée malgré le jour. Premier passage sur les routes blanches et vérification que  les boyaux cross sont les plus adaptés pour passer dans les graviers marbreux de TOSCANE. Retour sur le bitume jusqu'à PIANELLA et remontée par VAGLIAGLA sur des chemins qui serpentent dans la foret  (beaucoup moins rectiligne que les alentours de SIENNE). Passage à SAINT FEDEL puis SAINT GUISTO IN SAICIO pour filer sur RADDA, merveille de village fortifié. C’est le moment que choisit la pluie pour s’inviter à la fête, ce qui compliqua un peu notre traversée du centre historique sur les pavés médiévaux. Apposition du tampon de contrôle devant le PALAIS de PODESTAT à la façade ornée des armoiries des plus éminentes familles de RADDA. Arrêt au ravitaillement sous des trombes d’eau, petit coucou aux accompagnatrices (photo) et long passage bitume jusqu'à LUCARELLI et PANZANNO (où la pluie a cessé) avant d’attaquer la remontée sur VOLPAIA par l’ascension du MONTEMAGGIO (cela ne s’invente pas mon copain JEAN CLAUDE  s’appelant MAGGIO). Et c’est là que nos modifications de matériel s’avérèrent adaptées  et nous permirent de passer la totalité de la bosse sans mettre pied à terre. Au sommet, contrôle et ravito. Puis direction VERTINE pour le dernier passage en « STRADA BIANCA » et l’arrivée sur GAIOLE. Il est 13 h 10.

 Avec la pluie un petit air de coursiers arrivant sur PARIS- ROUBAIX, version « blanche » surtout pour les Eroics !

 

Cette année, pas d’accident grave sur l’épreuve donc après la douche et la pizza, nous avons pris plaisir d’assister à l’arrivée de nombreux concurrents des HEROICS  et au concert de l’harmonie de GAIOLE et ses airs typiques. Au passage, nous avons constaté qu’avant de remettre le certificat d’EROICS, les officiels vérifiaient la conformité des machines. C’est ainsi qu’un petit rigolo qui avait installé des pédales automatiques de vtt sur ses pédales à cale pieds et courroies s’est fait descendre du podium sans diplôme.

Bon choix, nous en avons vu cette année des figures de coursiers de légende, ce «PEPE» derrière qui JEAN CLAUDE me fit rester pour regarder son changement de pignon (il n’en avait que 2) en rétropédalage (ce que l’on appelle le retro-direct)  et ces noms de club, NUOVO PIGNONE (photo), ce gamin avec une tunique l’AUTO (photo) dont il ne connaissait pas l’origine. Mais qu’elle fut ma surprise quand je rejoignis un petit blond vêtu d’un maillot arborant  une pub pour un garage FORD d’AUBERVILLIERS. Arrivé à sa hauteur, je lui lance avec mon accent de SEINE SAINT DENIS «alors le gars d’auber!», et le type me regarde d’une manière qui me fit comprendre qu’il n’était pas français, encore moins d’AUBERVILLIERS. Déception…le type était apparemment hollandais et avait probablement acheté le paletot vintage sur internet sans avoir aucune idée de l’origine de la pub qu’il portait.

Pas très grave mais significatif d’une constatation  déjà amorcée l’an passé, le business s’empare doucement du monument historique. Impossible de lutter contre les copies qui commencent à remplacer les reliques, le tout est de faire son tri  entre les professionnels intéressés et les amateurs passionnés comme toujours dans le sport.

Mais c’est clair si vous avez connu l’époque du cyclisme où nous courrions tous, sur pratiquement les même machines, où le look passait au second plan, quand le maillot du club devait durer deux saisons, où la diététique sportive n’existait pas, quand les pates de fruits et les morceaux de sucre  remplaçaient  les barres composites, étouffent chrétiens  à la composition inconnue et aux vertus miracles.

Et même si vous ne l’avez pas connu, foncez à GAIOLE IN CHIANTI, le premier dimanche d’octobre participer à l’EROICA incomparable événement cycliste.

Si vous êtes un guerrier, offrez vous le titre d’EROICS sinon, passez de bons moments avec ce que l’on fait de mieux en matière de culture cycliste et de paysages.  

Merci encore à NICOLE pour son guidage touristique très au point, grâce à ses progrès en italien, belle visite de SAN GIMIGNANO. Merci à JEAN CLAUDE pour ses prouesses techniques. Merci à JEANINE pour sa présence et Merci à tous les trois de m’avoir accompagné dans cette aventure que j’ai eu un peu de mal à apprécier pleinement à cause de mes craintes physiques. Donc ………….il faudra probablement que j’y retourne dans de meilleures conditions ?

 

 

Par Christian Tosi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 20:26

 

Mon bouquin et le blog m’ont permis de renouer avec quelques anciens du CLUB CYCLISTE COURNEUVIEN. Parmi eux, HERVE DREAU.

Il me contacta rapidement et nous avons échangé à plusieurs reprises. Puis au printemps, HERVE m’a informé de son envie de se remettre un peu plus sérieusement au vélo et de venir participer en septembre aux BOSSES du 13 à Marseille. Pas de soucis avec plaisir je t’accueille à la maison. Il a tenu parole et le voilà le 18 septembre arriver à la gare SAINT CHARLES. J’avais quitté un frêle jeune peintre en bâtiment qui demeurait dans une cité à coté des devenus célèbres « 4000 » à LA COURNEUVE. On ne parlait pas encore des banlieues comme on en parle aujourd’hui. Les jeunes pratiquaient même le cyclisme Toute sa famille le suivait dans les courses : papa, maman et la sœur. Son père d’origine bretonne et bien sur comme tous les bretons fou de vélo et d’ambiance de compétition. Sur le quai 30 ans plus tard, j’ai découvert un quarantenaire, beaucoup plus corpulent avec son vélo à la main descendant d’un TGV en provenance de SENS. Car depuis bientôt vingt ans, HERVE a quitté la banlieue nord pour la proche province, à une heure de train de PARIS. ( les prix des terrains étant plus accessibles ).

Quel parcours que celui d’HERVE, rien de spectaculaire, simplement un gars qui aime son métier de peintre décorateur et qui l’exerce dans tous les grands bâtiments classés historiques de PARIS et d’ILE DE FRANCE.

Il va chercher de SOUCY à SENS son train tous les matins  pour rejoindre son entreprise à PARIS. Puis il se déplace sur les chantiers et rebelote le soir. Trois heures de transports, plus la journée à tirer le  pinceau et grimper sur les échafaudages.

 Bien évidemment HERVE fait cela naturellement pour sa famille et il a une vraie famille. Trois enfants : deux filles et un garçon avec une épouse courageuse. Tout naturellement aussi avec son salaire de peintre décorateur, il a permis à ses filles de faire des études supérieures loin de son village. Pour le garçon qui est malheureusement atteint d’une maladie pulmonaire récurrente, la vie est un peu plus compliquée. HERVE est très fier de sa famille, de sa  maison à SOUCY, de son métier qui le fait évoluer dans les plus beaux endroits de France. Et avec tout cela il fait du vélo certes moins qu’à l’époque du C.C.C. mais suffisamment pour être encore cycliste.

C’est avec sérieux qu’il a préparé son voyage à Marseille pour les bosses du 13.

Des heures de selle pendant les congés en Bretagne chez les parents  entre le mariage de la fille ainée et le reste. Pour l’accompagner  je me suis inscrit à cette épreuve que je ne faisais plus depuis des années. HERVE est très fier aussi de son vélo, un ORBEA ALU qu’il a payé 500 EUROS d’occasion. Nikel astiqué comme un bijou (souvenir du président MORON). Certain que sur la ligne de départ aux cotés des machines que l’on croise sur les routes aujourd’hui (ou dans mon garage) le vélo d’HERVE fait drôle de figure. Mais ce vélo ci vous saviez ce qu’il représente pour lui, c’est inestimable pour les non initiés . Pour moi cela m’a confirmé mon statut de privilégiés. Bien évidemment les concurrents qui l’ont croisé ou doublé n’ont pas mesure la valeur de la présence d’HERVE et de son vélo sur cette épreuve.

Nous devions faire ensemble les 135 kms. Un problème mécanico-chirurgicale me transféra à l’hôpital juste avant le départ. HERVE réussit à faire une belle place en milieu de classement du 98 kms. Désolé mon  « pot » de n’avoir pu t’accompagner, j’en aurais été très fier. Tu représentes toutes les valeurs du sport que je défends dans MON BEAU VELO. Je garde précieusement le petit CD (tiré de super 8 de ton père) que tu m’as gentiment offert.

Bravo HERVE tu es un vrai champion de la vie, pas celui qui gagne tous les dimanches une timbale en fer blanc mais celui qui assure au quotidien.

Pour tout cela tu es MON HEROS DES BOSSES DU 13

 

 

  heros1                                         heros2

 

                                                         heros3.jpg

 

 

Par Christian Tosi
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 14 septembre 2010 2 14 /09 /Sep /2010 18:20

 

 

Plutôt par passion du style que par envie de collection pour l’accumulation, j’ai un petit échantillonnage de vélos qui ont tous une histoire et une justification à leur présence envahissante dans mon garage. Chacun d’entre eux correspond à une envie ou à un besoin très précis suite à une rencontre ou une envie entre copains.

Aucune recherche de justifications à ce doux délire qui n’est que le hasard des rencontres et les opportunités de la vie cycliste. MON BEAU VELO se conjugue au pluriel ……………suivez le guide!

Par ordre d’ancienneté:

 

TAMDEM BOURDIER 1949

 

TANDEM 1949

 

CADRE ACIER,  fabrication artisanal BOURDIER,  Clermont Ferrand

 

Pourquoi celui là ?

Simplement un vélo de mon âge pour célébrer mes 60 ans et quand on est jumeaux,  un tandem, c’est naturel. Trouvé  sur internet en état de fonctionnement, réglé et mis au point par JEAN CLAUDE (encore en restauration).

   

MANUFRANCE HIRONDELLE 1969

Entièrement dans son jus d’époque émaillage déco d’origine

MANUFRANCE-1969.jpgCadre et fourche acier VITUS 971

Moyeux NORMANDY

Jantes boyaux SUPER CHAMPION

Freins MAFAC RACER

Pédalier NERVAR 50X38

Roue libre MAILLARD  5 vitesses 16X 24

Pédales MAILLARD calles pieds et courroies CHRISTOPHE  

Dérailleurs SIMPLEX

Potence et cintre CINELLI

Selle IDEAL

Porte bidon T.A.

 

Remise en état JEAN CLAUDE MAGGIO

Préparation spéciale EROICA 2010

 

Pourquoi celui là ?

Suite à ma première participation à l’EROICA 2009 (voir chapitre EROICA dans l’esprit 3 et 4 sur le BLOG), je souhaitais y retourner en 2010 avec un vélo plus adapté au fort pourcentage des cotes à gravir, et 100% français.

Jean Claude m’a sorti de sa cave ce magnifique HIRONDELLE MANUFRANCE.

Recherche de développement plus adapté car nous avions remarqué que les « italiens » qui ne montaient pas les bosses à pieds, n’avaient pas comme nous des 42X 21 de l’époque. Alors recherche et fait du hasard mon ami JULIEN coureur du club connaissant mon intérêt pour les vélos anciens trouve un clou en parfait état à 10 euros sur une brocante en AUVERGNE. Monture pas très remarquable sauf que le pédalier NERVAR est en 50x38,  belle affaire le mécano vintage réalise le montage et voila après montage des boyaux de 28.

La machine est prête pour l’EROICA 2010 !

 

 

LEJEUNE 1973 (réplique du service courses équipe DE KOVA 1973)

 

LEJEUNE 1973

  Complètement rénové

Cadre et fourche acier REYNOLDS  531

Emaillage Rouge LEJEUNE (neuf) décalques d’origine trouvées en AUSTRALIE sur internet

Tout  CAMPAGNOLO  record 1973 freins leviers moyeux dérailleurs pédalier 53 X 42 pédales

Jantes MAVIC boyaux

Roues libres MAILLARD 5 Vitesses  14 X 21  

Selle IDEAL

Cintre potence tige de selle 3T

 

 

 

Pourquoi celui là ?

Point de départ: un maillot d’origine de l’équipe DE KOVA – LEJEUNE  1973 équipe montée par RAPHAEL GEMINIANI avec comme mécène la meneuse de revue de l’ALCAZAR, MYRIAM DE KOVA et comme leader LUCIEN AIMAR.

Ce maillot rose échangé contre un maillot de champion de France des chauffeurs taxi (histoire trop longue à raconter) je l’ai toujours gardé et quand nous avons décidé avec JEAN CLAUDE de participer à l’EROICA, je me suis mis à la recherche des éléments manquants pour reconstituer la panoplie complète d’époque. Achat de MIROIR DU CYCLISME 1973 avec la présentation des équipes et de leurs matériels. Identification faite des composants, JEAN CLAUDE se met en marche. Le groupe CAMPA c’est bon. Reste à trouver un cadre REYNOLDS 531. Après quelques mois de recherches, on tombe sur le fameux cadre remaillage au couleur rouge LEJEUNE. Et voilà la reconstitution terminée et en route pour l’EROICA 2009 ! (Récit et photo dans le blog)

 

 

 

PIGNON FIXE 1990

FIXIE 1990 

CADRE ACIER COLUMBUS GENIUS fabrication artisanale

Moyeux MAVIC 501 et jantes REFLEX S.U.P.céramique

Tout campa 39 X 15  

Cintres et potence CINELLI  et prolongateurs CINELLI SPINACCI  

 

Pourquoi celui là ?

 

J’ai depuis toujours (1972) pour habitude de transformer (à chaque changement de vélo) mon mulet en pignon fixe et ceci bien avant la mode du FIXIE urbain. Pour moi, il n’y a pas de changement dans la préparation hivernale du cycliste, 300 à 800 kms en pignon fixe (en roue fixe disent les Marseillais) au mois de janvier. Maintenant plus par plaisir que pour la vélocité, même si les routes vallonnées de la région m’obligent à modifier le classique 42 X 16.

Pour améliorer l’arrondi du coup de pédale et travailler l’aérodynamisme (cela évite d’empiler les bagues sous la potence), je me suis amusé à monter des prolongateurs CINELLI SPINACCI.

 

 

 

FISSO ANGELO BIANCO

 FISSO ANGELO BIANCO



CADRE ACIER VITUS ARTISANAL  1985

Cadre plongeant fourche avant 650

Roue avant moyeux MAVIC 501 boyaux

Roue arrière Carbonne MAVIC 3 G boyaux (1992)

 

Pourquoi celui là ?

Profitant du débarras de la cave du « marchand de rêves » pour cause de retraite et revente du fond, avec JEAN CLAUDE nous avons récupéré une bonne quantité de merveilleux (vélo ayant appartenu à notre vice président YVES MAVILA accessoirement champion du monde masters de descente) modèles acier artisanaux des années 80 dont ce cadre de chronos type record de l’heure MOSER avec la petite roue devant. Il n’en fallait pas plus pour délirer avec le metteur au point vintage. Rallongement de la douille pour rehausser le poste de pilotage et modification des pattes arrières, renforcement des angles avec des plaques ajourées flammes. Réutilisation d’une vieille roue carbone. Peinture blanche du cadre et des accessoires. Et voila un FISSO (fixe en italien) ANGELO en hommage au grand père et BIANCO pour le blanc. Signature PER  MAGGIO ITALIAN DESIGN pour remercier le carrossier de cadres et pour rappeler aux américains qu’ils n’ont inventé dans le vélo ………que les bracelets jaunes et les chaussettes hautes et que la créativité cycliste et sa  culture appartient aux latins. Tant mieux si la mode du FIXIE relance le vélo en ville mais ne plaisantons pas avec l’histoire.

 

 

ANGELO 2001 (le mulet)

 

ANGELO 2001

  

Cadre acier DEDACCIA EOM fabrication CIOCC  sur mesure

TOUT CAMPA RECORD  

Plateau FSA

Roues moyeux et rayon DT SWISS jante MAVIC reflex S.U.P.  Céramic

Potence et cintre DEDA NEWTON shallow

Selle  ITALIA SLR

 

  

  

  

Pourquoi celui là ?

 

Suite à ma gamelle du 6 AOUT 2001 avec mon CINELLI alu, j’ai choisi de revenir à l’acier pour ménager mes fractures et retrouver des sensations un peu moins violentes. Déjà réfractaire aux « chinois » j’ai commandé un deda sur mesure chez COICC, qui s’y sont repris à trois fois pour me livrer un cadre aux cotes qu’ARMEL ANDRE m’avait déterminé en 1989. (On n’est jamais trahi que par les siens)

Après une belle carrière env. 80 000 kms, cet italien rebaptisé après émaillage au prénom du « pépé » (également le vrai prénom de COPPI) me tient compagnie l’hiver avec sa petite souplesse bien agréable quand les watts manquent un peu.

Mais il a une particularité plus attachante à mes yeux, c’est son pédalier FSA qui m’a été offert en 2007 par mes coursiers.

 

 

PADUANO TITANE 2006

 PADUANO TITANE 2006

 

Cadre TITANE CUSTOM  GUIDA artisanal sur mesure

Triangle avant 3/2,5 pattes arrière 6/4  bases et haubans Grade 9

Tige de selle intégrée titane

Potence DEDA ZERO cintre DEDA NEWTON SCHALLOW

Selle ITALIA SLR

Tout CAMPA record 10 vitesses y compris pédales (couronne TISO]

Roues CAMPA NEUTRON

 

Pourquoi celui là ?

 

Symbole de l’anti « chinois », rien d’autre que de l’italien. Même si le père FRANCESCO PADUANO s’est repris à deux fois (décidément ces cousins), le premier qu’il m’a envoyé ne permettait pas de mettre des pneus autres que des 20, les 23 touchaient les bases, en plus il cassa (défaut derrière le collier de dérailleur) dans la descente de PEYRAGUDES dans LA LUCHONAISE 2007. Heureusement le titane a chanté avant la rupture et cela m’a évité la gamelle. Mis à part cela, il doit arriver à plus de 30 000 kms. Il tient toujours la route, même si la tige de selle intégrée enlève un peu du confort légendaire du noble alliage.

 

 

LOOK  2010 

 LOOK 2010

 

CADRE LOOK 586 origin monobloc carbone

Dérailleur avant arrière Roue libre TISO Leviers campa centaur 10 Vitesses

Pédalier  ROTOR 3D Courones 53 X 39 MICHE

CintreDEDA Newton shallow Potence DEDA ZERO

Freins CIAMILLO ZERO GRAVITE

Roues CORIMA AERO

Selle ITALIA SLR

Pédales CAMPA Record

 

 

Pourquoi celui là?

 

Ce vélo est plus qu’un vélo, c’est un symbole. Il m’a été offert par mes clients pour mon départ à la retraite en mai 2010. Inutile de donner le prix de ce vélo pour savoir l’hommage qu’il souhaitait me rendre. Difficile aussi d’expliquer la secousse que ce cadeau m’a procurée. La meilleure façon de garder le souvenir de personnes que mon métier m’a permis d’apprécier. Chaque fois que je l’utiliserai, je penserai à eux. Merci encore à eux et à la « gregariote » qui s’est chargée de la collecte.

Pour le matos : du plaisir ………des produits très usinés alu et un carbone « français de conception » avec la tige de selle intégrée la plus intelligente et jolie du marché (à mon humble avis). Désolé, il n’existe pas en tout blanc, mais je ne désespère pas. ENCORE pas de chinois sur cette machine !

 

   

Voila ma collection. Il manque tous ceux que je n’ai pas gardés mais dont je me souviens parfaitement : mon demi course  PEUGEOT de 1963 pour mon certificat d’études, avec lequel après avoir enlevé les gardes boues j’ai pris le départ de  ma première course minime en 64 autour de l’hippodrome du Tremblay. Mes BACCO REYNOLDS soudobraser sur mesure de l’artisan de ROMAINVILLE achetés chez CAUVAIN, dont un touché le mercredi et gagnant le dimanche, mon service course VITUS du C.C.Courneuvien, brisé en plein sprint, mon SUPER VITUS MANUFRANCE offert par les gars de la  coopérative ouvrière, mon beau CINELLI (le seul qui n’était pas blanc) qui a fait deux courses dont une victoire Mon CIOCC plié au championnat régional.

Chacun de ses vélos (une vingtaine) est attaché à des souvenirs, il m’a toujours été difficile de les revendre et encore moins de les abandonner. Jai offert mon vélo de piste (que j’avais racheté à CARREIRA) à un jeune, j’en ai prêtés que l’on a oublié de me rendre, tant mieux pour eux j’espère qu’ils roulent !

Ne vous étonnez pas de ma mémoire, pour moi un vélo est un grosse dépense, de celui de mon « certif »  au dernier, et la moindre des choses c’est de ne pas les considérer comme des banals objets de consommation. Nous vivons nos rêves grâce à eux, c’est un juste retour des choses qu’ils vivent dans nos souvenirs.

  

Par Christian Tosi
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 14 septembre 2010 2 14 /09 /Sep /2010 18:14

BONETTE 2 

Mardi 3 août 2010 : rendez vous pris avec ALAIN et GUY MORON, les fils de mon cher président (page 81 chapitre LE GUIDE de MON BEAU VELO)

Depuis la parution du livre, ALAIN, par un hasard de circonstance que seule la vie peut nous offrir, avait repris contact avec moi. La circonstance est racontable car elle implique quelques acteurs des lignes de MON BEAU VELO.

 Le MARCHAND DE REVES de la page 224 atteint par la limite d’âge a vendu sa «boutique de jouets pour adultes» à un camarade du club. Jusque là, aucun rapport avec mes «racines cyclistes courneuviennes», sauf que mon habitude d’essayer de connaître mieux les gens que l’apparence qu’ils dégagent m’a amené à poser quelques questions au repreneur sur son arrivée dans cette antre cycliste, lui le tandémiste VTT.

J’étais resté sur un cadre commercial ayant une bonne situation dans un grand groupe pharmaceutique. Il m’explique que les « instruits » qui dirigent son groupe ont décidé (sous  prétexte de la crise qu’ils ont fabriquée de toutes pièces pour mieux purger leurs entreprises d’avantages acquis au fil des années afin d’encore plus gaver les actionnaires) de se séparer de quelques centaines de personnes dont lui.

A croire que dans les grands groupes, ces mêmes « instruits » provoquent les mêmes effets.

« Et tu sais que dans mon groupe, mon directeur est un gars qui fait du vélo à PARIS et je crois que tu le connais. Il s’appel ALAIN MORON, tiens j’ai son portable. » Il fait le numéro et me le passe. C’est ainsi que l’épingle du dossard s’est raccroché au maillot jaune et bleu à étoiles, avec plus de trente ans d’écart. Comme quoi les gens qui se méritent ne peuvent pas s’oublier.

Suite à ce coup de téléphone, je lui avais fait passer le bouquin et après l’avoir lu, il en avait inondé la famille. (Réactions des lecteurs sur le blog)

Plaisir des plaisirs, j’ai eu la chance et l’honneur de voir arriver cet hiver, (conduit par ALAIN), chez moi en compagnie de son épouse le président MOROND. Nous avons passé un moment à évoquer les souvenirs réactivés par le livre et à parler de nos familles respectives : Les enfants, les petits enfants, leurs vies, leurs itinéraires, leurs parcours cyclistes (obligatoire), beaucoup de choses amassées ces plus de trente dernières années.

BONETTE 4

C’est là que nous avons projeté ce rendez vous à JAUSIERS (a côté de BARCELONETTE) au pied de la bonette de restefond où GUY a ses habitudes depuis plus de trente ans et surtout un (très) gentil pied à terre qui héberge la famille quelques fois dans l’année.

Donc mardi 3 Août 2010 à 9 heures, je me retrouve devant la maison de JAUSIERS.

ALAIN m’accueille avec le fils de GUY, AXEL, sa femme et sa petite fille. Au fait …si le fils de GUY s’appelle AXEL et si vous cherchez le rapport avec EDDY MERCKX, vous avez trouvé! Ce n’est pas du tout un hasard. A l’époque, nos idoles gagnaient plus d’une course par an.

GUY arrive. Effectivement, ALAIN m’avait prévenu qu’il avait pris du volume, ce n’était plus le toute caté affûté que j’avais connu, mais sa passion du vélo restait intacte.

Retrouvailles avec l’épouse d’ALAIN, la gentille auvergnate qui nous regardait au mois d’août dans les années 80 tourner sur les circuits des fêtes de village de l’AUBRAC. Présentation de la femme de GUY que je ne connaissais pas.

Nous avions avec les frères MOROND la passion en commun du blanc et du beau matériel. Rien n’a changé. Les vélos arrivent, rien à dire, c’est le top comme en 75, il n’y a pas grand-chose de mieux sur le marché. Obsession transmise à la jeune génération qui n’est pas en reste.

BONETTE 3

Deux ou trois mots et démarrage pour la montée de la bonnette. Promenade pour le sociétaire de PUTEAUX, sortie amicale pour ALAIN et moi, et pour GUY, qui se remet d’un grave souci de santé, une belle leçon de courage que ces deux heures de montée, car comme je lui ai dit avec « le porte bagage qu’il trimballe » je pense que je n’aurai pas la volonté de monter sur un vélo. Comme quoi l’école de souffrance que représente la compétition vélo vous fabrique à vie une dose supplémentaire de courage. C’est d’ailleurs notre gros problème avec les médecins qui se fixent sur notre date de naissance et sur notre carte vitale et pas sur nos kilomètres au compteur, véritable indicateur de résistance à la douleur (fais quand même attention GUY).

Pas de gagnant en haut du col, sauf le grand plaisir d’avoir roulé cote à cote sur la plus haute route d’Europe (2860 mètres).

Comme quoi il fallait bien un grand sommet pour rendre hommage à ce lien bâti par un président, un père, un grand père, et un arrière grand père, exemplaire.

Merci à tous d’avoir passé ce moment, que nous devrions renouveler chaque année, tant que nos jambes et nos artères nous le permettent, en hommage au  « guide ».

 

 

Par Christian Tosi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : Mon Beau Vélo - Passion du cyclisme
  • Mon Beau Vélo - Passion du cyclisme
  • : Sport
  • : Lassé de parler pour défendre les vraies valeurs du sport cycliste, j'ai décidé d'écrire un ouvrage à la gloire des 3 et 4 et de leur environnement, catégories mythiques du sport amateur. Livre publié chez Points de suspension editeur, disponible à la vente par l'auteur. Contact: faustosi@free.fr
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Créer un Blog

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus