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mon beau
VELO
3 & 4
Légende
JEUDI 30 JUIN 2011 vers 10 H 45 à VALDONNE (commune de la Bouilladisse) sur la 908, j’ai passé les 400 000 kms.
Au début de l’année 1963, quand j’ai reçu ce maillot (déjà usé) bleu cerclé de rouge manches blanches de l’A .S. DRANCY pour me permettre de participer à ma première course minime FSGT autour de l’hippodrome du Tremblay, je ne pensais pas que pendant les quarante sept années qui allaient suivre, je garderais intacts mes rêves de cyclisme.
En double avec le rugby pendant 10 ANS, puis exclusif en F.F.C. à partir de 1975, pour finir depuis 1997 en UFOLEP.
Quelques clubs, mais surtout le CLUB CYCLISTE COURNEUVIEN du président MORON, l’AMICALE CYCLISTE MARSEILLE EST de ROBERT BECK en arrivant SUR Marseille en 1987 et aujourd’hui après 22 ans de dirigeant, je préside depuis décembre 2009 LE BEAU VELO MARSEILLE, issu directement des valeurs de mon bouquin.
J’en ai écumé des circuits d’entrainement autour du nord de PARIS et de la SEINE et MARNE, de la VALLEE de CHEVREUSE des provinces françaises en fonction de mes déplacements ou de mes vacances et sur les routes de Provence autour de PLAN DE CUQUES, mon point de départ depuis 21 ans.
Des bornes le soir après le boulot l’hiver et le printemps à la lanterne, le froid, la pluie, la neige, des instants volés à la famille, au patron pour aller rouler ne serait-ce qu’une heure au lieu de manger à midi en plein « cagnard », le vélo dans le coffre de la voiture pendant les déplacements en province pour gagner encore et toujours du temps.
Même s’il m’a fallu attendre laborieusement 1982 pour décrocher ma première victoire en 3ème caté un beau jour de printemps, jamais il ne m’est venu à l‘idée de renoncer.
J’en ai « ramassé des casquettes » avant ce jour de gloire, je me suis fait « larguer » quelques fois dans les bosses, moins souvent dans les « bordures » et « les bouts droits » avant d’accéder à l’aristocratie symbolique de ceux qui ont « ouvert le compteur ».
Formes et résultats jonglant entre les charges familiales et professionnelles comme tous les vrais amateurs.
Je n’ai JAMAIS eu l’envie de tricher … pour garder une passion, il ne faut pas la tromper.
En tant d’années, j’ai croisé quelques beaux champions qui sont devenus des vedettes du cyclisme. J’ai même été l’équipier effémère de quelques uns.
Ces pointures (que j’ai le plus souvent vues de loin) m’ont permis d’évaluer au mieux la mienne, pour éviter de « marcher à coté de mes pompes ».
Cette école de courage que représente le cyclisme de compétition fait la différence dans toutes les difficultés de la vie. C’est dans ces moments là que l’on repense au cul du peloton qui s’en va irrémédiablement et que l’on se dit « il va falloir encore bosser » alors que la plupart des « gens normaux « « non cycliste »se disent « c’est trop dur, j’arrête ».
Jamais aux moments difficiles on ne se revoit dans les derniers mètres avant la ligne les bras levés à crever les nuages. Ces instants appartiennent aux rêves……. quand ils sont propres.
C’est surement pour cela que l’homme a inventé des substances pour y accéder plus rapidement…
Sans être super doué et sans tricher, on peut prendre du plaisir à vélo.
400 000 BORNES, 645 COURSES, une cinquantaine de CYCLO et 16 VICTOIRES… Plus tard, de ce petit palmarès de besogneux enthousiasme, j’en garde le plaisir et le souvenir des rencontres, le gout et l’envie de transmettre.
Quelques copains ont quitté la route trop tôt, mais leur souvenir nous évite de nous trouver des excuses et de nous plaindre.
Aujourd’hui, ma compétition se déroule contre la grande horloge du temps : freiner ses aiguilles afin de suivre encore un petit moment tous ceux qui me font le grand plaisir de m’accompagner dans la vie de notre association LE BEAU VELO Marseille.
Comme je n’avais déjà pas d’objectif en 1963 quand j’ai reçu ce maillot, j’ai passé cette barrière des 400 000 KMS sans m’en rendre vraiment compte (mes vieilles cannes un peu !).
Merci à mon premier dirigeant qui m’a dit de noter tous mes kilomètres sur un carnet, sans lui je n’aurais jamais mesuré ce chemin parcouru.
Merci à mes proches (toujours les mêmes depuis le début) qui ont supporté ces milliers d’heures d’absence, merci à la vie et ma santé qui ne m’ont jamais lâché sur ce coup là (merci quand même aux médecins qui m’ont réparés après mes grosses gamelles)
Merci aux automobilistes qui ne m’ont pas balancé,
Merci aux vélos qui m’ont baladé,
Merci à vous que j’ai croisés et qui m’avez accompagné dans mes sorties et aux blagues que l’on s’est racontées.
Si dans mon voyage j’ai permis à quelques uns d’acquérir une hygiène de vie, du courage et une morale sportive, je n’aurais pas usé mes fonds de cuissards pour rien.
Vive le beau vélo…
La route continue….. À demain pour le 400 001.