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mon beau
VELO
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Légende
Mardi 3 août 2010 : rendez vous pris avec ALAIN et GUY MORON, les fils de mon cher président (page 81 chapitre LE GUIDE de MON BEAU VELO)
Depuis la parution du livre, ALAIN, par un hasard de circonstance que seule la vie peut nous offrir, avait repris contact avec moi. La circonstance est racontable car elle implique quelques acteurs des lignes de MON BEAU VELO.
Le MARCHAND DE REVES de la page 224 atteint par la limite d’âge a vendu sa «boutique de jouets pour adultes» à un camarade du club. Jusque là, aucun rapport avec mes «racines cyclistes courneuviennes», sauf que mon habitude d’essayer de connaître mieux les gens que l’apparence qu’ils dégagent m’a amené à poser quelques questions au repreneur sur son arrivée dans cette antre cycliste, lui le tandémiste VTT.
J’étais resté sur un cadre commercial ayant une bonne situation dans un grand groupe pharmaceutique. Il m’explique que les « instruits » qui dirigent son groupe ont décidé (sous prétexte de la crise qu’ils ont fabriquée de toutes pièces pour mieux purger leurs entreprises d’avantages acquis au fil des années afin d’encore plus gaver les actionnaires) de se séparer de quelques centaines de personnes dont lui.
A croire que dans les grands groupes, ces mêmes « instruits » provoquent les mêmes effets.
« Et tu sais que dans mon groupe, mon directeur est un gars qui fait du vélo à PARIS et je crois que tu le connais. Il s’appel ALAIN MORON, tiens j’ai son portable. » Il fait le numéro et me le passe. C’est ainsi que l’épingle du dossard s’est raccroché au maillot jaune et bleu à étoiles, avec plus de trente ans d’écart. Comme quoi les gens qui se méritent ne peuvent pas s’oublier.
Suite à ce coup de téléphone, je lui avais fait passer le bouquin et après l’avoir lu, il en avait inondé la famille. (Réactions des lecteurs sur le blog)
Plaisir des plaisirs, j’ai eu la chance et l’honneur de voir arriver cet hiver, (conduit par ALAIN), chez moi en compagnie de son épouse le président MOROND. Nous avons passé un moment à évoquer les souvenirs réactivés par le livre et à parler de nos familles respectives : Les enfants, les petits enfants, leurs vies, leurs itinéraires, leurs parcours cyclistes (obligatoire), beaucoup de choses amassées ces plus de trente dernières années.
C’est là que nous avons projeté ce rendez vous à JAUSIERS (a côté de BARCELONETTE) au pied de la bonette de restefond où GUY a ses habitudes depuis plus de trente ans et surtout un (très) gentil pied à terre qui héberge la famille quelques fois dans l’année.
Donc mardi 3 Août 2010 à 9 heures, je me retrouve devant la maison de JAUSIERS.
ALAIN m’accueille avec le fils de GUY, AXEL, sa femme et sa petite fille. Au fait …si le fils de GUY s’appelle AXEL et si vous cherchez le rapport avec EDDY MERCKX, vous avez trouvé! Ce n’est pas du tout un hasard. A l’époque, nos idoles gagnaient plus d’une course par an.
GUY arrive. Effectivement, ALAIN m’avait prévenu qu’il avait pris du volume, ce n’était plus le toute caté affûté que j’avais connu, mais sa passion du vélo restait intacte.
Retrouvailles avec l’épouse d’ALAIN, la gentille auvergnate qui nous regardait au mois d’août dans les années 80 tourner sur les circuits des fêtes de village de l’AUBRAC. Présentation de la femme de GUY que je ne connaissais pas.
Nous avions avec les frères MOROND la passion en commun du blanc et du beau matériel. Rien n’a changé. Les vélos arrivent, rien à dire, c’est le top comme en 75, il n’y a pas grand-chose de mieux sur le marché. Obsession transmise à la jeune génération qui n’est pas en reste.
Deux ou trois mots et démarrage pour la montée de la bonnette. Promenade pour le sociétaire de PUTEAUX, sortie amicale pour ALAIN et moi, et pour GUY, qui se remet d’un grave souci de santé, une belle leçon de courage que ces deux heures de montée, car comme je lui ai dit avec « le porte bagage qu’il trimballe » je pense que je n’aurai pas la volonté de monter sur un vélo. Comme quoi l’école de souffrance que représente la compétition vélo vous fabrique à vie une dose supplémentaire de courage. C’est d’ailleurs notre gros problème avec les médecins qui se fixent sur notre date de naissance et sur notre carte vitale et pas sur nos kilomètres au compteur, véritable indicateur de résistance à la douleur (fais quand même attention GUY).
Pas de gagnant en haut du col, sauf le grand plaisir d’avoir roulé cote à cote sur la plus haute route d’Europe (2860 mètres).
Comme quoi il fallait bien un grand sommet pour rendre hommage à ce lien bâti par un président, un père, un grand père, et un arrière grand père, exemplaire.
Merci à tous d’avoir passé ce moment, que nous devrions renouveler chaque année, tant que nos jambes et nos artères nous le permettent, en hommage au « guide ».